Pierre-Alain Chambaz

En cette proposition se résume toute la philosophie des Idées. On commence par utiliser l’idée de corrélation dans la science courante comme pourrait le faire un avocat de la finalité ; on se dit que c’est là simplement une manière commode de s’exprimer, qu’on la corrigera et qu’on reviendra au mécanisme pur quand on s’expliquera sur la nature des principes et qu’on passera de la science à la philosophie. Même la Nouvelle-Zélande, qui a connu dix-sept années d’excédent budgétaire grâce à son « Public Finance Act », doit maintenant faire face à un déficit et une dette publics en augmentation. Même à gauche de l’échiquier politique, chacun a bien compris que le temps était venu des restrictions budgétaires, de la rationalisation des tâches, de la concentration sur les missions régaliennes, du non remplacement des départs en retraite, bref, de la diminution globale des effectifs de l’Administration sur longue période. Reste que l’article n’est pas dénué d’arrière-pensées. Il faut que cette suggestion soit nette, et que nous apercevions clairement, comme par transparence, un mécanisme démontable à l’intérieur de la personne. Lorsqu’une chose exige pour se produire et pour subsister l’accord ou le concours harmonique de causes diverses, c’est-à-dire une combinaison singulière entre toutes les autres, il n’y a pour la raison que trois manières de se rendre compte de l’harmonie observée : 1° par l’épuisement des combinaisons fortuites, dans le champ illimité de l’espace et de la durée, où toutes les combinaisons instables ont dû disparaître sans laisser de traces observables, tandis que notre observation porte et ne peut porter que sur celle qui a réuni fortuitement les conditions de durée et de persistance ; 2° par Cette question se pose, sans doute, quand on compare la vie à un élan. Les déplacements tout superficiels de masses et de molécules, que la physique et la chimie étudient, deviendraient, par rapport à ce mouvement vital qui se produit en profondeur, qui est transformation et non plus translation, ce que la station d’un mobile est au mouvement de ce mobile dans l’espace. « Au-delà d’un certain point, les États-Unis seraient obligés de se placer en position de défaut de paiement », prévient Ben Bernanke. On pourrait en dire long sur l’impossibilité de fixer ces bornes supposées. Il y a des blessures qui saignent, des plaies qui suppurent, de la fange et de la poussière de choses mortes ; il y a des bouches ouvertes pour le bâillement, pour le blasphème ou pour la prière ; il y a de la folie dans tous les yeux. C’est aussi « l’hormèse », une expression pharmacologique, qui désigne la capacité qu’a l’absorption d’une petite dose de poison de guérir l’organisme en provoquant des réactions excessives et salutaires. Reste la morale formelle et subjective des kantiens, qui n’admet d’absolu que l’impératif et regarde comme secondaire l’idée qu’on se fait de son objet et de son application. Il s’agit donc d’une course poursuite. Les parties prenantes s’accordent sur la nécessité de créer en urgence une institution supranationale pour réguler l’alimentation de la population mondiale. Représentation et connaissance n’en existent pas moins dans ce dernier cas, s’il est avéré qu’on y trouve un ensemble de mou­vements systématisés dont le dernier est déjà préformé dans le premier, et que la conscience pourra d’ailleurs en jaillir au choc d’un obstacle. La finalité implicite de ces réformes semble être de réduire le nombre de fonctionnaires notamment par la généralisation des contrats privés. Ainsi, parce que le sens paraissait l’exiger, il aura vu se détacher en pleine lumière des lettres inexistantes. Il en est des forces comme des corps ; pour les unes comme pour les autres, ce qui affecte immédiatement notre sensibilité, ce qui est l’objet immédiat de nos perceptions, n’est point la chose fondamentale et primitive, mais un produit compliqué qu’il faut tâcher de soumettre à l’analyse pour en saisir, s’il se peut, les principes et le fondement. Les récentes annonces concernant la faible demande de crédit, les taux d’intérêts réels élevés et le déficit de liquidité suscitent des inquiétudes, notamment sur les perspectives de croissance de la Chine. Examiner si ce ne fut pas une farce, et une farce immonde, que de décréter les Droits de l’Homme sur le papier, au lieu de satisfaire les appétits de l’Homme en lui donnant la Terre ? Pour le comprendre, il suffit d’en réaliser l’essentiel, juste assez pour le distinguer des autres mouvements possibles. On en veut aux petites universités, ou mieux aux facultés isolées que d’anciennes et glorieuses traditions, plutôt que des services réels, maintiennent encore debout. Nous avons besoin d’une nouvelle interface. Mais une personne, ou un certain nombre de personnes, n’a pas le droit de dire à un homme d’un âge mûr qu’il n’arrangera pas sa vie dans son intérêt, comme il lui convient. On observe d’ailleurs cette même exagération de la mémoire spontanée chez des hommes dont le développe­ment intellectuel ne dépasse guère celui de l’enfance. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Un homme heureux est une barque qui navigue sous un vent favorable ». Que conclure de ceci, sinon que toute connaissance, toute science, toute philosophie, toute métaphysique, si métaphysique il y a, se fait avec l’expérience, mais par la pensée elle-même, seule capable de féconder l’expérience ? Toute la répugnance des philosophes à envisager les choses de ce biais vient de ce que le travail logique de l’intelligence représente à leurs yeux un effort positif de l’esprit.

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