Pierre-Alain Chambaz

Le pouvoir de tirer des conséquences des prémisses est de toutes nos facultés celle à la pleine possession de laquelle nous atteignons en dernier lieu, car c’est moins un don naturel qu’un art long et difficile. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Deux yeux échangent leurs regards et les êtres existent ». Mais, même lorsque l’ébranlement reçu ne se prolonge pas tout de suite en mouvement accompli, il parait simplement en attendre l’occasion, et la même impression qui transmet à l’organisme les modifications ambiantes le détermi­ne ou le prépare à s’y adapter. Si nous parvenons à innover pour ramener leurs coûts en-dessous des prix des énergies fossiles, tout le monde passera aux énergies vertes – y compris la Chine et l’Inde. Prenez le mot, épaississez-le d’abord en scène jouée, cherchez ensuite la catégorie comique à laquelle cette scène appartiendrait : vous réduirez ainsi le mot d’esprit à ses plus simples éléments et vous en aurez l’explication complète. Je l’entends et je le répète ; il faut que je le répète : — mais c’est la Terre qui le hurle. D’un autre côté, si, à défaut d’explications et de preuves, on tient compte des analogies et des inductions, il y a lieu de croire que les diverses qualités spécifiques par lesquelles les corps ou certains corps agissent sur notre organisme, loin d’être dans ces corps autant de qualités fondamentales dont toutes les autres dériveraient, ne se rattachent même pas le plus souvent d’une manière immédiate aux qualités vraiment fondamentales, et en sont au contraire séparées par un grand nombre d’anneaux intermédiaires, dans la chaîne des causes et des effets, des principes et des conséquences. La nature, en douant quelques individus privilégiés des plus brillantes facultés du génie, ne produit après tout qu’un phénomène accidentel et passager. Le principe du réalisme commanderait donc à notre gouvernement de se montrer prudent et de ne pas se laisser bercer par les sirènes d’une fraction de son électorat pour le regretter plus tard quand il s’agira de structurer les échanges commerciaux avec certains pays qui ne s’embarrassent pas de nos principes fondamentaux. Mais il sera crucial aussi de faire preuve d’innovation financière pour sécuriser les investissements, réduire leurs coûts et les hisser au rang de dette « investment grade » dont sont friands les investisseurs de long terme : la Caisse des Dépôts peut y contribuer. Les vibrations lumineuses de l’éther se transmettent de Sirius jusqu’à mon œil, voilà un fait ; mais faut-il ouvrir mon œil pour les recevoir ou faut-il le fermer ? Désormais, les émergents doivent faire face à une croissance plus faible, tandis que les pays développés reconstituent progressivement leur potentiel de croissance. Nous tendons instinctivement à solidifier nos impressions, pour les exprimer par le langage. Ce n’est pas en pulvérisant la finalité qu’on la fera passer plus facilement. Les marges de manœuvre budgétaires des autorités centrales restent, néanmoins, suffisantes pour tenter d’apaiser d’éventuelles tensions. Des expériences soutenues et bien dirigées donneront peut-être un jour le secret et les lois de la variabilité végétale : la vie animale est moins obéissante et moins flexible. Notre thèse est que le PCC s’est moulé dans les institutions impériales. Les smartphones démocratisent les clichés, mais font beaucoup de mal aux photographes, et à l’art de la photographie… Création monétaire US qui, du reste, fut stigmatisé dès son lancement en 2008 car, selon les émergents, elle contribuerait à dévaluer artificiellement le dollar et à raffermir considérablement leur propre monnaie, et ce en réaction aux flots de liquidités qui viendraient s’y investir en quête d’une rentabilité supérieure que dans un pays (les Etats-Unis) offrant des taux nuls…Craintes fondées – à première vue – puisque la compétitivité à l’exportation de ces pays fut substantiellement entamée par l’appréciation de leurs devises respectives, et que leur balance des paiements – devenue déficitai Les activités spéculatives ont leurs aspects positifs et leurs inconvénients, beaucoup de positif et quelques inconvénients, et ils sont très difficiles à quantifier. Personne ne les force. Et, — je vous fais mes excuses de vous dire cela, mais il faut que vous connaissiez mon état d’esprit, — je me demande si le signe de la croix n’est pas le signe de la Bête ; je pense à la Babylone corrompue ; je vois se dresser le fantôme de la Scarlet woman ; je récite de mémoire l’apostrophe de George Borrow, le distributeur de Bibles, dans un autre livre de ma jeunesse, The Bible in Spain, quand il dit : « Pape de Rome ! Ne pouvant plus se prolonger que par l’espèce, l’individu sera ainsi entraîné à s’y incorporer le plus complètement possible, en se liant profondément à toute son existence collective, non seulement actuelle, mais aussi passée, et surtout future, de manière à obtenir toute l’intensité de vie que comporte, en chaque cas, l’ensemble des lois réelles. Et c’est pourquoi nous devons présumer que les premiers êtres vivants ont cherché, d’une part, à accumuler sans relâche de l’énergie empruntée au Soleil et, d’autre part, à la dépenser d’une manière discontinue et explosive par des mouvements de locomotion : les Infusoires à chlorophylle, les Euglènes, symbolisent peut-être encore aujourd’hui, mais sous une forme étriquée et incapable d’évoluer, celte tendance primordiale de la vie. Je reconnais d’ailleurs que les fonctions supé­rieures de l’intelligence se relâchent pendant le sommeil, et que, même si elle n’y est pas encouragée par le jeu incohérent des images, la faculté de raisonner s’amuse parfois alors à contrefaire le raisonnement normal.

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