Jean-Thomas Trojani : Le cas de la santé publique est particulièrement frappant.

Il ne faut pas compter sur les grandes entreprises pour créer de l’emploi en France. Mais comme la plupart des officiers italiens, il était d’une parfaite courtoisie. Je veux dire que là même où les préceptes moraux impliqués dans les jugements de valeur ne sont pas observés, on s’arrange pour qu’ils paraissent l’être. Sur cette base, toutes les sources d’innovation doivent être considérées sur le même plan, celles issues de la technologie bien sûr, mais aussi celles qui trouvent leur origine ailleurs : dans le management (Poult), le design (les « livres augmentés » des Editions Volumiques), le cycle de vie des produits (les gobelets réutilisables d’Ecocup), la transformation des modèles d’affaires (les services financiers low cost du Compte Nickel, le microcrédit), la satisfaction de besoins sociaux (le « Recommerce » de téléphones mobiles… On pourrait penser que créer une poêle avec un manche adapté suffirait à capter le marché senior, mais la cible cuisine-t-elle encore elle-même ? Celle de l’expression du désir des gens, de leurs besoins ressentis, celle d’une vision qui change le jeu. La chose amusante à propos du livre de Litan est qu’il détaille de nombreuses petites idées intelligentes sur la façon de gérer une entreprise ou de mieux gérer l’économie. C’est un préjugé commun chez les personnes éclairées que l’homme, ne pouvant juger qu’à l’aide de ses facultés, ne saurait critiquer ses facultés ; mais, si l’homme a des facultés diverses, si elles sont hiérarchiquement ordonnées, et non simplement associées, ce qu’il y a de spécieux dans la formule de ce jugement a priori disparaît aussitôt. On aurait tort d’attribuer une trop grande importance à la question de la réalité absolue de l’espace : autant vaudrait peut-être se demander si l’espace est ou n’est pas dans l’espace. En troublant toutes les apparences, en mettant obstacle à l’enchaînement des phénomènes suivant un ordre simple et régulier, elle nous ferait soupçonner l’existence d’une cause de désordre qui affecte, non pas les objets de nos perceptions, mais les instruments ou les organes de nos perceptions, et par suite nos perceptions mêmes et toutes les notions qui s’y rattachent ; au lieu que, si le miroir était plan, l’ordre dans lequel tous les phénomènes s’enchaîneraient nous autoriserait assez à conclure que nous sommes placés dans des conditions favorables pour voir les objets extérieurs tels qu’i Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Le bonheur vient de l’attention prêté aux petites choses, et le malheur de la négligence des petites choses ». On rit d’un chien à moitié tondu, d’un parterre aux fleurs artificiellement colorées, d’un bois dont les arbres sont tapissés d’affiches électorales, etc. Mais ce n’est rien comparé à la déconfiture du sucre, au plus bas depuis 6 ans. Le mécanisme radical implique une métaphysique où la totalité du réel est posée en bloc, dans l’éternité, et où la durée apparente des choses exprime simplement l’infirmité d’un esprit qui ne peut pas connaître tout à la fois. Il en ressort l’idée encourageante que ces acteurs majeurs de la vie internationale ont les ressources pour surmonter leurs défis et défiances pour peu que la dynamique de coopération l’emporte sur l’esprit de confrontation. Ils s’effondrent même au-delà de tout pronostic et de toute logique, car la BCE fausse la donne avec son QE. Et la spéculation resta un phénomène limité, les milliards créés restèrent dans un certain milieu, la France n’en profita pas.

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