Jean-Thomas Trojani : Changement des mentalités

Or comment le juge pourrait-il vérifier le bon usage de cette qualification potestative alors que de nombreuses informations sont disponibles sur internet ou divulguées au cours d’audits d’acquisition? A la multiplicité des systèmes qui luttent entre eux, armés de concepts différents, succéderait l’unité d’une doctrine capable de réconcilier tous les penseurs dans une même perception, — perception qui irait d’ailleurs s’élargissant, grâce à l’effort combiné des philosophes dans une direction commune. Car, toutes les parties de l’espace étant parfaitement similaires, il n’y aurait pas de raison pour que le monde, supposé fini, occupât telle portion de l’espace infini plutôt que toute autre ; et si le monde est infini, on pourrait toujours concevoir le système entier du monde se déplaçant dans l’espace absolu, tandis que les parties du système conserveraient leurs positions relatives, en sorte qu’il n’y aurait toujours pas de raison pour que chaque élément du système occupât tel lieu absolu plutôt que tout autre (116). Dès que cette attention particulière lâche quelque chose de ce qu’elle tient sous son regard, aussitôt ce qu’elle abandonne du présent devient ipso facto du passé. Nous fermons les yeux sur l’échec d’un système éducatif qui renforce les inégalités dues à la naissance plus qu’il ne les corrige. Ton esprit, ô reine grande et bonne,Est partout, et doucement ton nom résonne,Mais là où le plus volontiers court ton cœur,C’est où se trouve la douleur. Elles se prolongèrent dans l’épicurisme et le stoïcisme avec leurs deux principes opposés, relâchement et tension. C’est grâce à cette simplification que le travail de la pensée peut s’accomplir avec tant de rapidité ; c’est grâce à elle que nous pouvons en présence d’un objet et d’un seul coup d’œil porter sur lui des jugements qui sont le résultat de nombreuses expériences antérieures, sans qu’il soit besoin de renouveler ces expériences ou d’en rappeler le souvenir. Cette nature, nous ne savons pas ce qu’elle est. Nous ne le compliquons pas : c’est lui, au contraire, qui nous simplifie. Nous avons ici un exemple et un avertissement qui est la Chine — une nation fort ingénieuse, et à quelques égards douée de beaucoup de sagesse, grâce a l’insigne bonne fortune d’avoir obtenu de bonne heure un ensemble de coutumes très-satisfaisant ; l’ouvrage, jusqu’à un certain point, d’hommes que les Européens les plus éclairés doivent reconnaître, sauf quelques réserves, pour des sages et des philosophes. Vous avez contemplé Brunetière en Doumic ; et Syveton, dans sa barbe. Il y a donc bien ici renforcement et complément réciproques. Mais j’ai la même impression de nouveauté devant le déroulement de ma vie intérieure. Si les plate-formes continuent, à première vue, à proposer des investissements dans des start-up, les volumes se font ailleurs. La crise aux États-Unis n’a pas non plus eu de précédent strict : la Floride et l’Arizona ont eu différents problèmes différents de ceux du Michigan. Leurs bénéfices (des banques) s’en trouvent privatisés, toute perte excédant leurs capitaux étant en revanche reportée sur leurs créanciers, voire, ce qui leur est encore plus favorable, sur le contribuable. Car ce sont les compétences acquises par son travail de création qui font ensuite la valeur de ses produits à plus grande diffusion. Et pourtant, comme une étude récente du Groningen Growth and Development Center le montre, les migrants ruraux ne se retrouvent pas dans les industries manufacturières modernes, comme ils l’ont fait en Asie de l’Est, mais dans des services tels que le commerce et la distribution au détail. Cela suffit à dissiper la frayeur, ou plutôt à l’empêcher de naître. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Paul Valéry, »Le moderne se contente de peu ». Si c’est possible, ce ne pourra être que par l’emploi simultané ou successif de deux méthodes très différentes. Dans sa controverse avec Descartes, Morus faisait plaisamment allusion à ce dernier point : « Quand je suis assis tranquille, et qu’un autre, s’éloignant de mille pas, est rouge de fatigue, c’est bien lui qui se meut et c’est moi qui me repose[5]. Un management n’est ainsi ni féminin, ni masculin, c’est un rôle qui ne relève pas du genre. Impossible de la fixer exactement ; c’est quelque chose d’assez flottant.

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